🎙️ Dans ce nouvel épisode de Nouveau Départ, nous recevons Antoine Amiel pour parler de formation professionnelle et d’avenir du travail. Fondateur et CEO de Learn Assembly, Antoine a également publié un livre sur le sujet, intitulé Formation professionnelle. La nouvelle lutte des classes (éditions de l’Aube) 📚 Avec Nicolas, nous l’avons invité à parler de ce pilier essentiel de notre contrat social et de l’avenir du travail que représente le monde de la formation professionnelle.
La formation professionnelle est une singularité française. Historiquement, le système a tenté de concilier deux ambitions parfois contradictoires : une approche utilitariste (adapter les compétences aux besoins de l’économie, renforcer la compétitivité) et une vision plus politique et émancipatrice de l’éducation permanente comme droit individuel. Cette double promesse a structuré la gouvernance et le financement du système, notamment depuis la loi Delors de 1971.
Un demi-siècle plus tard, le constat est sévère. Le système est devenu un patchwork souvent illisible, saturé d’acronymes et de dispositifs empilés, que beaucoup vivent comme une « pompe à brouillard institutionnelle ». Cette complexité administrative agit comme un repoussoir, nourrissant défiance et sentiment d’injustice, alors même que des dizaines de milliards d’euros y sont consacrés chaque année.
Antoine Amiel parle d’une nouvelle lutte des classes. La promesse de mobilité sociale par la formation n’est plus tenue. Le financement reproduit une pyramide bien connue : les cadres dirigeants et les hauts potentiels accèdent aux formations les plus qualitatives et les plus coûteuses, tandis que les publics les plus fragiles enchaînent des parcours longs, mal rémunérés et souvent déconnectés des réalités territoriales (logement, garde d’enfants, transports).
Il est temps de dépasser la pensée magique qui fait de la formation le remède placebo à tous les maux du monde du travail.
La formation n’est pas une solution miracle. Former sans cesse pour des métiers structurellement peu attractifs, comme dans le sanitaire et le social, ne compense ni les mauvaises conditions de travail ni les bas salaires. La formation ne peut pas être la béquille de politiques qui refusent de traiter les causes profondes.
Ne manquez pas cet échange riche avec Antoine Amiel ! 🎧
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